projet culturel et réhabilitation : la proposition d'UrbaSite

Publié le par Isabelle Madesclaire

Urba-Archi 1Vous la trouverez ici, notre proposition. Voyez aussi quelques photos. On sait que le contexte actuel pousse les collectivités vers la réhabilitation lorsque c'est le plus intéressant pour l'investissement public, pour les économies d'énergie, pour l'adaptation des fonctions, bref pour une saine gestion du patrimoine public.
Nos fameuses coupoles pourraient se trouver dans ce cas-là, grâce à leur facilité d'adaptation aux fonctions du futur centre culturel, de congrès, de spectacle, voire d'exposition, atout que vient renforcer leur handicap énergivore.

C'est une démarche comparative qu'il nous semblerait intéressant de mener.  Nous espérons rencontrer sur ce point les préoccupations du Maire de Chamonix Eric Fournier, de l'équipe municipale, et de la communauté de communes.

Actuellement la mairie a étudié toutes les implantations possibles, qui s'orientent vers la place du Mont-Blanc. Cela tombe bien pour le secteur de localisation, dans l'hyper-centre! La construction qu'elle envisage pourrait accueillir 700 places, modulables pour recevoir des activités associatives et les séminaires, outre les spectacles et les congrès.

Il faut dire que parmi les coupoles construites en 1973 par l'architecte Roger Taillibert, créateur du Parc des Princes à Paris, l'une des plus grandes est actuellement peu utilisée. Elle pourrait se prêter à la fonction d'accueil du public : un grand volume sous voûte favorable à un hémicycle, peu ouvert sur l'extérieur donc propice aux spectacles, d'une capacité d'environ 800 places à première vue (géométriquement : un triangle de 40m de côté, atteignant env 10m de haut, structurellement évidable). Toutes les communications sont possibles en RC entre 3 coupoles qui se touchent, permettant de créer un mix avec les activités associatives. Tel est le descriptif qu'en fait l'architecte Christophe de Laage, avec un enthousiasme communicatif.

L'important, me semble-t-il, est de maintenir le mini-campus qui s'est créé autour de la MJC et de la cité scolaire ; de ne pas geler au seul profit d'un tourisme d'affaires, l'appropriation des lieux par une vie sociale qui est en train de germer.

Une dynamique sociale des coupoles : thème improbable lors de la sortie de terre de cette architecture? On la nommait alors "architecture organique", par opposition au fonctionnalisme de rentabilité. Le pari est peut-être en voie d'être gagné, 40 ans plus tard.

 

Isabelle Madesclaire

Publié dans Urbanisme - PLU

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